dimanche 25 octobre 2009

Donnée statistique

Je viens de lire un article dans le New York Times qui nous informe d'un millions de personnes affectées par le virus H1N1 aux États Unis et 600 morts de cette maladie.
Ceci représente un taux de mortalité de 0,06% et je prévois 0,05% au Canada...
Je suis de plus plus convaincu de la validité de mes prévisions.
À suivre

samedi 24 octobre 2009

La grippe H1N1...(suite 2 et... fin?)

La première nouvelle que j’ai entendu, jeudi matin, en ouvrant ma radio dans l’auto était «Première victime de la grippe H1N1 (deuxième vague) au Québec : une femme de 87 ans est morte etc., etc.»
Tout d’abord, elle avait 87 ans et ce sont les personnes âgées qui «tombent comme des mouches» chaque année avec l’influenza saisonnière.
En suite, quand est-ce la dernière fois que vous avez entendu une nouvelle qui parlait des personnes qui meurent chaque jour de la grippe «normale»?
Il me semble qu’au rythme de 1 500 morts de l’influenza chaque année au Québec seulement, le lecteur de nouvelles de ma radio préférée, ne ferait qu’annoncer des décès à la journée longue.
En quoi une personne morte de H1N1 est plus importante qu’une dizaine de morts par jour emportés par l’influenza ? Voilà pourquoi je dis que cette grippe est avant tout une affaire des médias…
Selon les gouvernements, alignés derrière les prévisions de l’Organisation mondiale de la santé, 35 % des canadiens seront infestés de la grippe A (H1N1) et de ce nombre 0,35 % en mourront. C’est-à-dire que plus de 12 millions de personnes seront malades et 43 000 ne survivront pas à l’attaque du virus.
Si le gouvernement opte pour un scénario catastrophique, moi, eternel optimiste, je préfère un scénario plus réaliste et mois alarmiste. Moins vendeur pour les médias et plus banal quoi !
Je prévois un taux d’infection de 15 % et la mortalité serait de 5 par 10 000 personnes infectées ou de 0,05 % si vous préférez.
Ainsi, si un peu plus de 5 millions de Canadiens devaient être contaminés par le virus (le virus devra travailler très fort pour y arriver), il y aurait 2600 morts, ce qui est moins grave que la grippe saisonnière qui tue entre 4000 et 8000 personnes au Canada à chaque année « sans tambour ni trompète ».
Toujours est-il qu’on nous pousse très fort sur le devoir citoyen pour nous «forcer» à la vaccination. Les arguments parfois sont si dépourvus de fondement qu’ils me font penser aux discours que les dictatures ont arborés -et utilisent encore- pour contrôler la population.
Le Ministre Bolduc «prohibant aux médecins de déconseiller la vaccination aux patients», exige le respect de son autorité seulement (comme un dictateur) puisque les données scientifiques qu’il présente sont très, très discutables.
Alors, si les médecins ont juré protéger la santé des gens qui les consultent, est-ce qu’ils devraient écouter le Ministre, un fonctionnaire politique, ou chercher la réponse dans les nombreuses études controverses qui ne permettent pas conclure à la gravité du problème ?
D’autre part, il est légitime de se demander pourquoi cet empressement à vouloir nous « protéger » à tout prix.
Je avance une hypothèse qui n’a rien d’original mais elle me plaît parce qu’elle ne fait pas appel à un complot ni aux démons.
Supposons que les compagnies pharmaceutiques se retrouvent dans une situation de devoir renouveler leur produits vedettes parce que la plupart des médicaments gros vendeurs sont copiés par d’autres compagnies et vendus moins chers, ce sont ceux qu’on appelle «les génériques».
Supposons aussi que faute de maladies «intéressantes» du point de vue économique (certaines maladies affectent beaucoup de monde mais dans des pays où les gens n’ont pas d’argent pour payer les gros prix des médicaments), ces mêmes compagnies alors, changent de stratégies et décident travailler comme une «compagnie d’assurance» : à défaut de maladie payante, on vend de l’assurance santé. On vend un médicament pour que les gens ne puissent pas tomber malade.
On change complètement l’approche. Jusqu’à là, on identifiait une population malade et on développait un médicament pour les soigner. Maintenant, on identifie une maladie potentielle, on dit aux gens qu’ils pourraient tomber malade et on leur vend le médicament pour se protéger.
Exactement ce qui font les compagnies d’assurance : elles nous dissent que notre maison pourrait passer au feu et nous achetons une assurance au cas où… ; elles nous dissent que nous pourrions avoir un accident de voiture et nous achetons une assurance auto au cas où… ; elles nous dissent que nous pourrions mourir (un jour c’est certain !) et nous achetons une assurance vie au cas où… ; elles nous dissent que nous pourrions attraper le virus H1N1 et nous achetons le vaccin au cas où…
C’est un magnifique plan d’affaire, tout à fait légal, pour notre bien être, plein de bonnes intentions et qui permet de faire des profits faramineux.
Pour avancer cette hypothèse j’ai eu l’aide d’amis avec les quels j’ai pu échanger sur le sujet et beaucoup d'aide aussi du site de la compagnie Glaxo Smith Klein sur lequel on retrouve de l’information sur la grippe H1N1 et sur le rôle de la compagnie dans «le processus de protection de la population mondiale»
Voici quelques extraits choisis des informations que vous pouvez consulter sur le site de la compagnie http://www.gsk.com/
Our plans
Deliver our ambitious vaccines forecast

Increasingly, healthcare providers recognize the important role that vaccines play in preventative healthcare. Our proven capability and strong pipeline, plus the high barriers to entry faced by our competitors, mean that this is expected to be a source of future growth for GSK.
We are targeting sustained growth in our vaccines portfolio, by launching new vaccines and working to expand our franchise in Japan and emerging markets.
Focus on the best science
Around 75 per cent of assets in our pipeline are entirely new compounds or vaccines
, demonstrating our strong drive towards innovation.
Pandemic flu: responding to the H1N1 outbreak - Updated 24 August 2009.
We have been preparing for an influenza pandemic flu for many years, researching and developing pre-pandemic and pandemic vaccines, antivirals and face masks, as well as our existing antibiotics portfolio. Our preparations meant we were able to respond rapidly when a new influenza A (H1N1) strain emerged in Mexico in late April 2009.
The World Health Organization’s (WHO) decision on 11 June 2009 to move to Pandemic Alert Level 6 sent a particularly strong message to governments and other stakeholders involved in pandemic preparedness to ensure that adequate and robust plans are in place to respond to the new strain of H1N1 (known as ’swine flu’).
A collaborative global response involving governments, international organisations and businesses is needed to reduce the impact of H1N1. GSK is committed to supporting governments and health authorities around the world to respond to this challenge.
GSK’s contribution
We offer three key products to combat pandemic flu: an H1N1 pandemic vaccine, Actiprotect a face mask and Relenza, an antiviral,. We have invested over US$2 billion to expand our capacity to manufacture these products.
Prevention - Vaccines

Immediately after we received the H1N1 ’swine flu’ virus strain in late May 2009 we began production of a vaccine that will help protect people against H1N1. We were unable to begin production before this because a vaccine needs to be based on the strain that it is acting against.
We are now in full scale production at our manufacturing facilities in Canada
(les laboratoires de recherche et production du vaccin se trouvent à Laval et à Sainte-Foy, dans la province de Québec) and Germany and are working to make the vaccine available as quickly as possible. We expect to produce several hundred million doses of the H1N1 vaccine, to be delivered from September 2009 onwards. To date, GSK has received orders for 326 million doses…
…Delivery of the vaccine depends on gaining approval from the regulator. We are in discussion with authorities around the world to ensure the regulatory process proceeds as quickly as possible. In 2008, GSK received a European licence for a pandemic vaccine, based on a ‘mock-up’ dossier containing data on H5N1 avian flu. We anticipate that this provisional licence will speed up registration of the H1N1 vaccine, because we can quickly supplement the data in the dossier with data on the actual H1N1 pandemic strain…
The number of people studied in initial trials will be limited, because we need to provide governments with the vaccine as quickly as possible. Additional studies and ongoing monitoring will therefore be conducted once the vaccine is launched. GSK will rapidly share results of immunogenicity and post-marketing safety and effectiveness studies with the international community.

Aussi, le site canadien de la compagnie est très riche en informations qu’invitent à la réflexion, en particulier la page
http://www.gsk.ca/french/html/salle-de-presse/vaccines.html

laquelle termine avec ces deux informations :
Tous droits réservés © 2007 GlaxoSmithKline Inc.
Dernière mise à jour : 23-Nov-2007

C’est quand même surprenant d’apprendre que dès la fin 2007 (date de la dernière mise à jour de la page) GSK et nos gouvernements travaillent ensemble à la préparation du Canada pour l’arrivée d’une «pandémie de grippe» qui est apparue 17 mois plus tard et de façon «inattendue»…
Voici, encore une fois, quelques informations choisies :

TOUT UN MONDE DE VACCINS
Au nombre des plus grands fabricants de vaccins au monde, GlaxoSmithKline assure l’approvisionnement de plus du quart du marché mondial de l’immunisation.
Chaque jour, environ 3 millions de doses de vaccins GlaxoSmithKline sont distribuées dans 165 pays…
D’ici 2008, le potentiel de fabrication du vaccin antigrippal de GlaxoSmithKline atteindra 150 millions de doses par année, ce qui accroîtra la capacité mondiale de la société à faire face aux menaces saisonnières et pandémiques.
PLANIFICATION CONTRE LA PANDÉMIE
La vaccination constitue l’intervention la plus importante pour prévenir la grippe. Avec les antivirus, la vaccination joue un rôle essentiel dans les plans de lutte contre la pandémie. Même s’il n’existe pas encore de vaccin efficace contre le virus à l’origine d’une nouvelle pandémie, GSK poursuit ses recherches afin de pouvoir réagir à une telle menace.
GlaxoSmithKline a conclu avec le gouvernement du Canada un contrat pour la conception et la production d’un prototype de vaccin contre la pandémie de grippe. Dans le cadre de cette entente, la société fournira les infrastructures et les ressources nécessaires à la production de quantités suffisantes de vaccins pour immuniser les Canadiens en cas de pandémie de grippe.
Chef de file canadien de l’immunisation

GlaxoSmithKline est le plus gros fabricant de vaccins contre la grippe au pays…
…Les installations de Laval serviront également de centre de recherche et de développement pour l’Amérique du Nord. Des équipes y travailleront aux premiers stades des projets de recherche ainsi qu’à la mise en œuvre de plates-formes technologiques visant à appuyer le développement préclinique et clinique des vaccins.

Je pourrais continuer à écrire des pages et des pages mais je m’arrête.
Je voudrais mentionner que la grippe A (H1N1) vient de faire son passage par les pays de l’hémisphère Sud et le ministre de la Santé de l’Argentine a fait le bilan : 539 victimes mortelles tandis que la grippe saisonnière provoque 4 000 décès par année et ce, sans aucun vaccin appliqué à la population.
En Bolivie, 55 morts par le virus H1N1 contre un bon millier de la grippe «normale» chaque année et ce, encore une fois, sans vaccination massive.
Les gouvernements du Québec et du Canada continueront de mettre de la pression pour nous faire sentir le danger et nous culpabiliser, je crois que ce dans ces moments que nous devons agir en citoyens informés et résister au mot d’ordre si les informations disponibles ne viennent pas appuyer ces ordres.
Les consignes lancées par les autorités sont vides de sens critique et c’est toujours très triste de constater que même ceux qu’on croit un peu plus intelligents se plient sans vergogne. Entendre M. Khadir nous dire d’aller nous faire vacciner a été profondément désolant.
Faites ce que votre connaissance et votre conscience vous dicte mais ne le faites pas parce que «tout le monde dit de le faire».
Moi, je n’irais pas me faire vacciner, au cas où…

samedi 10 octobre 2009

La grippe A (H1N1), la suite...

Au cours de ces deux dernières semaines, l’attaque du virus H1N1 a occupé beaucoup de minutes dans les journaux télévisés et à la radio ainsi qu'un grand nombre de centimètres carrés dans la presse écrite.
Le message est toujours le même avec des formulations différentes (c’est magnifique de constater la richesse de notre langue…) : ce qui nous attend sera terrible, à moins que…
Selon les autorités, à moins que vous ne soyez vacciné et selon les autres, à moins que ce ne soit qu’un autre « gare au loup ! »
Les autorités canadiennes de la Santé sont préoccupées du scepticisme de la population face à l’importance de se faire vacciner(1) et le ministre de la Santé du Québec va dans le même sens en s’inquiétant du faible pourcentage de Québécois qui songent à suivre la directive de son ministère pour se faire vacciner à compter de la mi-novembre(2).
Ils sont aussi inquiets qu’un vendeur d’aspirateur qui se tue à dire que son produit est le meilleur au monde mais que personne n’achète. C’est en grande partie parce qu’il a déjà présenté d’autres produits avec le même discours et tous se sont avérés de piètre qualité.
Je crois que tout le monde a déjà entendu l’histoire du « garçon qui criait au loup ».
Ces autorités qui se désolent de peu d’attention de la population aux appels à la vaccination, devraient se rappeler que dans un passé récent elles nous ont mobilisés à plusieurs reprises sans raison, tout comme le garçon qui se faisait un vilain plaisir à crier à l’aide et à la prudence pour se protéger d’un loup inexistant.
C’est vrai que cette-fois-ci le loup pourrait très bien être présent mais ce sera très difficile de faire bouger des gens fatigués d’être apeurés pour rien.
Toutes les dernières épidémies qui devaient nous achever par millions se sont soldées par quelques morts (c’est déjà beaucoup) et dans la plupart des cas, ces personnes étaient affectées par d’autres maladies.
Si le message des autorités « ne passe pas » c’est aussi parce que il y beaucoup d’information scientifique disponible qui va dans le sens de minimiser la gravité de la grippe H1N1. Cette information, parfois contradictoire, permet de faire plusieurs analyses sur la dangerosité du virus. Les scientifiques qui gravitent autour de l’Organisation mondial de la santé, ont choisi un scénario, celui le plus catastrophique. Mais plusieurs centres de recherche à travers le monde considèrent que d’autres conclusions s’imposent, surtout après quelques mois de vie commune avec le virus.
À la lecture de ces études, je penche pour une approche plus mesurée : ce n’est pas nécessaire de placer tout le monde en état d’alerte maximum, le loup n’est pas là. Mobiliser contre quelque chose encore invisible aura comme conséquence que quand le loup viendra vraiment, il nous prendra démobilisés et à découvert.
J’insiste, je ne vois pas le besoin de partir à la course au vaccin surtout que cette course risque de nous coûter très cher en argent et en vies humaines. Je m’explique.
Cette semaine, un article rédigé par la Presse Canadienne(3) et repris par plusieurs publications, nous apprenait que « les Canadiens victimes de problèmes de santé résultant du vaccin contre le virus de la grippe A (H1N1) pourront poursuivre les compagnies pharmaceutiques - mais le gouvernement fédéral paierait pour les dommages consentis par un tribunal, sauf en cas de négligence professionnelle. »(3)
Non seulement nos autorités se sont embarquées dans une course contre la montre pour affronter un danger encore invisible ou peu significatif, en plus elles seront les garants de toute erreur commise par les compagnies pharmaceutiques … avec notre argent, bien sûr !
Personnellement et avec une certaine connaissance des démarches scientifiques nécessaires à la validation d’un vaccin avant de l’offrir au publique, je crois que nous aurons plus de problèmes avec le vaccin qu’avec le virus…
Je n’adhère pas à la théorie du complot généralisé ni à ceux qui pensent que c’est un coup monté par les compagnies pharmaceutiques. Abonder dans ce sens n’apporte rien au débat.
Je crois, plutôt, que c’est un manque d’information de nos gouvernements et une absence de courage pour affronter le problème de façon scientifique au lieu de le considérer un problème politique et médiatique.
Je peux comprendre que un mort par le virus c’est embêtant pour les autorités de la Santé si elles n’ont pas fait le travail d’information et prévention, mais il faudrait que après chaque supposée épidémie, ces mêmes autorités fassent un bilan pour évaluer la pertinence des moyens déployés et appliquer les correctifs, s’il le faut, pour la prochaine.
Peut-être que de cette façon, elles obtiendraient la confiance des gens et elles seraient écoutées.
Jusqu’à présent, et en regard de ce qui s’est passé dans l’hémisphère Sud, il n’y a pas de loup à l’horizon.
Je n’irais pas me faire vacciner, à moins que…

1 http://www.cyberpresse.ca/dossiers/la-grippe-a-h1n1/200910/01/01-907351-lopposition-au-vaccin-inquiete-les-autorites-canadiennes.php
2 http://www.cyberpresse.ca/dossiers/la-grippe-a-h1n1/200910/05/01-908723-quebec-inquiet-du-manque-dinquietude.php
3 http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=15510

vendredi 2 octobre 2009

Un clown dans l'espace...

Le titre laisse planer deux interprétations : ou bien c’est drôle ou bien c’est grotesque.
Quant à moi, c’est la deuxième interprétation qui me convient.
Que notre grand artiste décide de dépenser sa richesse bien gagnée avec son travail, son génie et son savoir faire, en se permettant ce que beaucoup d'entre nous rêvons de faire, me remplie de joie et d'un petit peu de jalousie bien intentionnée. J'ai déjà lancé mon "Maudits chanceux!" quand les autres touristes de l'espace se sont envolés.
Jusqu’à là, j’étais vraiment en admiration devant cet homme qui a le courage d’aller si loin dans tous les sens du terme.
Mais vouloir déguiser un voyage de plaisir bien mérité en croisade pour la planète et l’humanité, ressemble beaucoup plus à un mea culpa pour justifier autant d’argent dépensé de façon «égoïste».
M. Laliberté, vous auriez dû vous envoler et profiter pleinement d’une si belle opportunité que la vie vous offre sans essayer de donner un sens quelconque à votre voyage.
Je crois que votre désir de vous faire aimer et éviter les critiques des écologistes et humanistes (comme moi ?) vous a poussé vers le ridicule.
Les nés de clown et les chatouilles ne rempliront jamais la table de millions de personnes qui n’ont pas de quoi se nourrir ou les verres de millions de enfants qui n’ont pas de eau potable.
Avez-vous songé au nombre de litres d’eau potable qu’on aurait pu produire avec les 37 millions de dollars qui vous coûtera ce voyage ?
C’est vraiment révoltant de vous voir utiliser les besoins des plus démunis de la planète pour justifier une partie de plaisir.
C’est triste. Jusqu’à là, je vous admirais…
Bon voyage quand même.

dimanche 27 septembre 2009

La grippe A (H1N1)

Réveillez-vous! La fin de l’être humain approche avec le virus H1N1

Depuis le printemps passé une épée de Damoclès est suspendue sur la tête de chaque personne et elle devrait nous tomber dessus d’un moment à l’autre, à moins que…
À moins que nous ne soyons en présence d’une nouvelle campagne médiatique «destinée» à nous effrayer pour mieux contrôler notre «destinée»
Qui a lancé cette campagne de mises en garde ?
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a été à la tête des avertissements depuis le début du phénomène «grippe porcine»
Pouvons-nous sérieusement faire confiance à cette organisation ?
J’aimerais répondre par l’affirmative mais lamentablement certains faits de l’histoire récente de l’OMS me permettent de douter de ses prises de position.
1. L’OMS a lancé une alerte mondiale sur le SRAS et ce fut un pétard mouillé.
2. Elle a mobilisé le monde entier contre la grippe aviaire qui devait tuer plus de cinquante millions de personnes à travers la Planète mais 500 personnes sont mortes (c’est l’équivalent des morts, au Québec seulement, en accidents de la route chaque année).
3. Cette organisation s’est engagée à promouvoir la production d’un vaccin contre un virus «potentiellement» dangereux mais elle ne fait presque rien pour empêcher la mort de plus de cinq millions de personnes chaque année, affectées par des parasites bien connus ou par le manque d’eau potable, ressource essentielle à la vie.
Est-ce le virus si dangereux ?
Ce virus c’est déjà propagé à la surface de la Terre dans les années ‘60 ou ‘70 avec des résultats comparables aux autres virus de la grippe qui se propagent chaque année. On dit même qu’il se serait répandu moins bien que celui de la grippe courante.
Pourquoi l’OMS lancerait-elle une campagne de la sorte ?
Je n’ose pas écrire tout ce que je pense. Disons que je ne comprends pas tout ce qui se passe ;-)
Mais, je vais me permettre quand même de présenter quelques informations troublantes qui sont du domaine public.
Je ne sais pas si vous le savez mais au Royaume Uni, au mois de juillet 2009, il y a eu une semaine où se sont déclarés 100 000 nouveaux cas de grippe H1N1. Oui, oui, cent mille personnes en une seule semaine. Le gouvernement britannique avait prédit 65 000 morts de la maladie pour cette année.
Avec l’arrivée de l’été, le virus est allé se reposer pour mieux revenir à l’automne. La deuxième vague du virus serait en train de se pointer dans ce pays avec de pics de 3 000 et 5 000 personnes contaminées par semaine.
Suite aux observations effectuées tout au cours de l’été, les autorités britanniques ont révisé le nombre de morts le situant autour de 19 000 au lieu des 65 000 du mois de juillet.
Savez-vous combien de personnes sont mortes au Royaume Uni entre avril (début de la «pandémie») et septembre ? 79. Oui, oui, oui, 79 personnes.
Une personne c’est déjà beaucoup, mais faire le déploiement que nos gouvernements sont en train d'organiser pour un risque semblable, c’est utiliser une bombe atomique pour tuer une mouche.
Entre 250 000 et 500 000 personnes meurent chaque année de grippe humaine : quelques 40 000 morts aux États-Unis, 2 000 en France, entre 4 000 et 8 000 au Canada.
Si l’on additionne tous les morts de grippe H1N1 au cours de l’hiver 2009 dans l’hémisphère Sud, on arrive à mois de 3 000, ce qui veut dire que lors de l’hiver de l’hémisphère Nord devraient mourir plus de 300 000 personnes pour commencer à penser que ce H1N1 est plus dangereux que la grippe «normale».
Et ceci est très important puisque les autorités de la santé de notre province songent à retarder la campagne annuelle de vaccination contre la grippe humaine, pour permettre l’application du vaccin contre H1N1.
Si la première est plus grave que la H1N1 comme semblent le démontrer les données disponibles présentement, nous aurons une augmentation importante de décès causés par la grippe saisonnière, celle qui vient à chaque année et à laquelle nous sommes tellement habitués que nous l’acceptons comme une fatalité.
En d’autres mots, nous serons exposés à un danger réel, la grippe de chaque année, par contre, nous serons protégés contre un danger potentiel et qui ne s’est pas encore manifesté…
Je pourrais ajouter qu’une alerte semblable a été lancée en 1976 aux États-Unis, ce qui a poussé à plus de 40 millions de citoyens de ce pays à se vacciner. Aucun Nord-Américain n’est mort de la maladie mais plus de 2 000 personnes vaccinées sont restées avec de séquelles neurologiques graves comme effet secondaire du vaccin.
Comme par hasard, le Secrétaire à la Défense de ce pays en 1976 était Donald Rumsfeld. Oui, oui, le même Secrétaire à la Défense au moment de lancer l’alerte à la grippe aviaire et bénéficiaire de la vente de Tamiflu. Ce médicament produit en très grande quantité par la compagnie de M. Rumsfeld pour le Pentagone, trouve une clientèle idéale en tout ceux qui par crainte décident de se protéger contre H1N1. Au cas où…
Encore un commentaire, le traitement que les pays font de cette supposée menace est avant tout politique parce que aucun gouvernement veut laisser l’impression de ne pas se préoccuper de sa population. Aussi, économique parce que la qualité de l’effort est mesurée en milliards de dollars. Presque personne dans les instances de décision ne fait une analyse à caractère scientifique et épidémiologique avec toute l’information validée par plusieurs études sur la table. Pourtant cette information est bien disponible…
Je pourrais continuer avec d’autres faits mais je veux m’arrêter avec ceci, c’est curieux de constater que les campagnes médiatiques annonçant l’apocalypse et poussant la population à la peur apparaissent quand «le mal» affecte les habitants des pays riches. Quand des millions de personnes meurent ou courent le risque de mourir dans les pays en voie de développement les nouvelles sont rares.
Pour ma part, quand tout le monde cherche à me faire regarder dans une direction, je me retourne pour regarder de l’autre coté parce que c’est certain qu’il a là quelque chose que l’on veut cacher.
À vous de tirer vos propres conclusions mais moi, je ne prends pas le vaccin.
Au cas où…

samedi 19 septembre 2009

L’être humain, pourrait-il détruire la Planète ?

Depuis un certain nombre d’années, un discours apocalyptique s’est installé avec force dans nos vies : nous sommes en train de détruire la Terre.
N’importe qui peut écrire “destruction de la Terre” ou mieux “destruction de la Planète” dans un moteur de recherche et aura le choix parmi plus d’un million de sites qui expliquent avec textes, sons et vidéos à l’appui, de quelle façon l’être humain dans son inconscience planétaire, est en train de détruire notre mère, Gaïa.
Je ne suis pas d’accord avec cette affirmation. Pourtant, ceux qui me connaissaient savent que je milite pour le respect de l’environnement depuis bien avant que l’écologie devienne une excellente affaire…
Prétendre que nous sommes en train de détruire la Terre si ce n’est pas une manifestation de malhonnêteté c’est, au moins, un écart de langage.
En tant qu’astronome et géologue amateur, professeur de biologie et chimiste, je suis de l'avis que tout puissant que l'Homme soit, il ne pourra jamais détruire la Terre.
Cette entité astronomique existe bien avant nous et, malgré nous, elle perdurera pour au moins cinq milliards d'années encore.
La vie est apparue il y a 4 milliards d'années et elle a évoluée à travers des catastrophes planétaires bien plus graves qu'un simple réchauffement de quelques degrés.
Des milliers d’espèces animales et végétales sont passées dans l’histoire de la Terre et un jour pour différentes raisons –changements climatiques ou géologiques, mutations, etc.- sont disparues en nous laissant, dans plusieurs cas, ses fossiles. (On peut supposer que certaines formes de vie n’ont pas laissé des traces)
Prétendre que nos actions, même les plus terribles du point de vue écologique, pourraient être plus déterminantes qu’une activité volcanique généralisée comme celle qui semble avoir eu lieu il y a deux cents millions d’années, ou comme la supposée météorite qui a signifié la fin des dinosaures, c’est très prétentieux et dévoile notre anthropocentrisme.
Il ne faudrait pas oublier que lors de ces événements terribles, la Planète n’a pas été détruite (seulement modifiée en surface) et que la vie non seulement n’est pas disparue (peu d’espèces en ont souffert) sinon qu’elle a continué avec des sauts évolutifs importants, ce qui a permis aux mammifères d’atteindre le sommet de l’évolution.
Je suis convaincu que le discours installé dans les médias sur la destruction de la Planète sert à cacher une réalité bien plus grave.
Le principal fléau (de mon point de vue) réside dans les inégalités planétaires dans l'utilisation des ressources.
Les pays les plus développés, qui exploitent sans vergogne les richesses de la Planète, ont construit un discours « culpabilisant » pour limiter le développement des pays en devenir.
Le point que je soulève le plus souvent avec mes élèves est celui de prendre conscience de notre rôle (ici, au Canada) de consommateurs éhontés d'énergie.
Je ne veux pas vous pousser au désespoir, je veux qu’on arrête de voir les peuples des pays en voie de développement comme des pollueurs ou de destructeurs de la Planète.
Si nous sommes incapables de changer notre rythme de consommation, au moins arrêtons de chercher des coupables ailleurs. Si vous vous sentez interpelé par le déséquilibre entre le Nord et le Sud, ou à l’intérieur de notre propre société, je vous propose d'essayer de comprendre comment ces gens-là peuvent vivre autrement (c’est évident qu’ils ne le font pas par choix mais bien par obligation).
Le jour où tous les Chinois et les peuples d’Asie du Sud-est se mettront à consommer de l'énergie comme les Américains du nord... la Planète ne sera plus capable de nous supporter. Elle va tout simplement nous éliminer.
Les habitants des pays riches que nous sommes, ne voulons pas que tous les humains consomment les mêmes quantités que nous. Les privilégiés que nous sommes, nous voulons le rester.
Une des questions que l’on pourrait se poser est : qui est prêt à échanger sa situation actuelle par celle d’un habitant d’Afrique centrale, ou de l’Amérique du sud ?
L’idée alors est de prendre conscience d'une réalité qui dépasse le quotidien parce que la Planète est « morte de rire » à notre égard. Nous ne représentons qu’une infime partie de la chimie et la biologie de la Terre. Nous sommes un petit paquet de molécules qui se sont organisés pour un court lapse de temps mais qui ne seront plus là dans quelques instants, en termes astronomiques.
Prendre conscience des dommages que nous provoquons au reste de l’humanité par notre façon de consommer devrait conditionner nos actions.
C'est dans cette deuxième étape où nous devrions arriver à proposer des gestes, des comportements simples et profonds pour être cohérents avec cette vision, c’est-à-dire, sauver tous les êtres humains (pas juste nous).
Ce n'est pas facile et ce n'est pas non plus une campagne pour récupérer ou recycler, je voudrais une activité d'éducation profonde et de longue haleine.
On doit faire l’effort de sortir du discours homogénéisant qui prétend nous faire rentrer tous dans la même religion avec un seul slogan ou dogme : « on doit sauver la Planète » quand en réalité ce qui est en train d’être sauvé c’est la richesse et le pouvoir de quelques uns, ceux-là même qui ont inventé cette religion.
Je vous répète, ceci est mon point de vue, c'est mon objectif à très long terme, en attendant, toute présentation qui pousse à la réflexion avant l'action me convient.
Dans les grandes lignes du projet éducatif de l’institut où j’éduque des jeunes, il y a une idée qui représente très bien mes propos : « Éduquer, c'est rendre une personne maîtresse d'elle-même, capable de se bâtir des modèles personnels à suivre et à défendre en opposition à des modèles imposés par l'opinion publique, une opinion qui, étant l'opinion de tous, n'est à personne. »
La Planète, alors, elle est bien en sécurité mais nous, par contre, on est là tout à fait par hasard et pas pour longtemps.
À moins que...