samedi 24 octobre 2009

La grippe H1N1...(suite 2 et... fin?)

La première nouvelle que j’ai entendu, jeudi matin, en ouvrant ma radio dans l’auto était «Première victime de la grippe H1N1 (deuxième vague) au Québec : une femme de 87 ans est morte etc., etc.»
Tout d’abord, elle avait 87 ans et ce sont les personnes âgées qui «tombent comme des mouches» chaque année avec l’influenza saisonnière.
En suite, quand est-ce la dernière fois que vous avez entendu une nouvelle qui parlait des personnes qui meurent chaque jour de la grippe «normale»?
Il me semble qu’au rythme de 1 500 morts de l’influenza chaque année au Québec seulement, le lecteur de nouvelles de ma radio préférée, ne ferait qu’annoncer des décès à la journée longue.
En quoi une personne morte de H1N1 est plus importante qu’une dizaine de morts par jour emportés par l’influenza ? Voilà pourquoi je dis que cette grippe est avant tout une affaire des médias…
Selon les gouvernements, alignés derrière les prévisions de l’Organisation mondiale de la santé, 35 % des canadiens seront infestés de la grippe A (H1N1) et de ce nombre 0,35 % en mourront. C’est-à-dire que plus de 12 millions de personnes seront malades et 43 000 ne survivront pas à l’attaque du virus.
Si le gouvernement opte pour un scénario catastrophique, moi, eternel optimiste, je préfère un scénario plus réaliste et mois alarmiste. Moins vendeur pour les médias et plus banal quoi !
Je prévois un taux d’infection de 15 % et la mortalité serait de 5 par 10 000 personnes infectées ou de 0,05 % si vous préférez.
Ainsi, si un peu plus de 5 millions de Canadiens devaient être contaminés par le virus (le virus devra travailler très fort pour y arriver), il y aurait 2600 morts, ce qui est moins grave que la grippe saisonnière qui tue entre 4000 et 8000 personnes au Canada à chaque année « sans tambour ni trompète ».
Toujours est-il qu’on nous pousse très fort sur le devoir citoyen pour nous «forcer» à la vaccination. Les arguments parfois sont si dépourvus de fondement qu’ils me font penser aux discours que les dictatures ont arborés -et utilisent encore- pour contrôler la population.
Le Ministre Bolduc «prohibant aux médecins de déconseiller la vaccination aux patients», exige le respect de son autorité seulement (comme un dictateur) puisque les données scientifiques qu’il présente sont très, très discutables.
Alors, si les médecins ont juré protéger la santé des gens qui les consultent, est-ce qu’ils devraient écouter le Ministre, un fonctionnaire politique, ou chercher la réponse dans les nombreuses études controverses qui ne permettent pas conclure à la gravité du problème ?
D’autre part, il est légitime de se demander pourquoi cet empressement à vouloir nous « protéger » à tout prix.
Je avance une hypothèse qui n’a rien d’original mais elle me plaît parce qu’elle ne fait pas appel à un complot ni aux démons.
Supposons que les compagnies pharmaceutiques se retrouvent dans une situation de devoir renouveler leur produits vedettes parce que la plupart des médicaments gros vendeurs sont copiés par d’autres compagnies et vendus moins chers, ce sont ceux qu’on appelle «les génériques».
Supposons aussi que faute de maladies «intéressantes» du point de vue économique (certaines maladies affectent beaucoup de monde mais dans des pays où les gens n’ont pas d’argent pour payer les gros prix des médicaments), ces mêmes compagnies alors, changent de stratégies et décident travailler comme une «compagnie d’assurance» : à défaut de maladie payante, on vend de l’assurance santé. On vend un médicament pour que les gens ne puissent pas tomber malade.
On change complètement l’approche. Jusqu’à là, on identifiait une population malade et on développait un médicament pour les soigner. Maintenant, on identifie une maladie potentielle, on dit aux gens qu’ils pourraient tomber malade et on leur vend le médicament pour se protéger.
Exactement ce qui font les compagnies d’assurance : elles nous dissent que notre maison pourrait passer au feu et nous achetons une assurance au cas où… ; elles nous dissent que nous pourrions avoir un accident de voiture et nous achetons une assurance auto au cas où… ; elles nous dissent que nous pourrions mourir (un jour c’est certain !) et nous achetons une assurance vie au cas où… ; elles nous dissent que nous pourrions attraper le virus H1N1 et nous achetons le vaccin au cas où…
C’est un magnifique plan d’affaire, tout à fait légal, pour notre bien être, plein de bonnes intentions et qui permet de faire des profits faramineux.
Pour avancer cette hypothèse j’ai eu l’aide d’amis avec les quels j’ai pu échanger sur le sujet et beaucoup d'aide aussi du site de la compagnie Glaxo Smith Klein sur lequel on retrouve de l’information sur la grippe H1N1 et sur le rôle de la compagnie dans «le processus de protection de la population mondiale»
Voici quelques extraits choisis des informations que vous pouvez consulter sur le site de la compagnie http://www.gsk.com/
Our plans
Deliver our ambitious vaccines forecast

Increasingly, healthcare providers recognize the important role that vaccines play in preventative healthcare. Our proven capability and strong pipeline, plus the high barriers to entry faced by our competitors, mean that this is expected to be a source of future growth for GSK.
We are targeting sustained growth in our vaccines portfolio, by launching new vaccines and working to expand our franchise in Japan and emerging markets.
Focus on the best science
Around 75 per cent of assets in our pipeline are entirely new compounds or vaccines
, demonstrating our strong drive towards innovation.
Pandemic flu: responding to the H1N1 outbreak - Updated 24 August 2009.
We have been preparing for an influenza pandemic flu for many years, researching and developing pre-pandemic and pandemic vaccines, antivirals and face masks, as well as our existing antibiotics portfolio. Our preparations meant we were able to respond rapidly when a new influenza A (H1N1) strain emerged in Mexico in late April 2009.
The World Health Organization’s (WHO) decision on 11 June 2009 to move to Pandemic Alert Level 6 sent a particularly strong message to governments and other stakeholders involved in pandemic preparedness to ensure that adequate and robust plans are in place to respond to the new strain of H1N1 (known as ’swine flu’).
A collaborative global response involving governments, international organisations and businesses is needed to reduce the impact of H1N1. GSK is committed to supporting governments and health authorities around the world to respond to this challenge.
GSK’s contribution
We offer three key products to combat pandemic flu: an H1N1 pandemic vaccine, Actiprotect a face mask and Relenza, an antiviral,. We have invested over US$2 billion to expand our capacity to manufacture these products.
Prevention - Vaccines

Immediately after we received the H1N1 ’swine flu’ virus strain in late May 2009 we began production of a vaccine that will help protect people against H1N1. We were unable to begin production before this because a vaccine needs to be based on the strain that it is acting against.
We are now in full scale production at our manufacturing facilities in Canada
(les laboratoires de recherche et production du vaccin se trouvent à Laval et à Sainte-Foy, dans la province de Québec) and Germany and are working to make the vaccine available as quickly as possible. We expect to produce several hundred million doses of the H1N1 vaccine, to be delivered from September 2009 onwards. To date, GSK has received orders for 326 million doses…
…Delivery of the vaccine depends on gaining approval from the regulator. We are in discussion with authorities around the world to ensure the regulatory process proceeds as quickly as possible. In 2008, GSK received a European licence for a pandemic vaccine, based on a ‘mock-up’ dossier containing data on H5N1 avian flu. We anticipate that this provisional licence will speed up registration of the H1N1 vaccine, because we can quickly supplement the data in the dossier with data on the actual H1N1 pandemic strain…
The number of people studied in initial trials will be limited, because we need to provide governments with the vaccine as quickly as possible. Additional studies and ongoing monitoring will therefore be conducted once the vaccine is launched. GSK will rapidly share results of immunogenicity and post-marketing safety and effectiveness studies with the international community.

Aussi, le site canadien de la compagnie est très riche en informations qu’invitent à la réflexion, en particulier la page
http://www.gsk.ca/french/html/salle-de-presse/vaccines.html

laquelle termine avec ces deux informations :
Tous droits réservés © 2007 GlaxoSmithKline Inc.
Dernière mise à jour : 23-Nov-2007

C’est quand même surprenant d’apprendre que dès la fin 2007 (date de la dernière mise à jour de la page) GSK et nos gouvernements travaillent ensemble à la préparation du Canada pour l’arrivée d’une «pandémie de grippe» qui est apparue 17 mois plus tard et de façon «inattendue»…
Voici, encore une fois, quelques informations choisies :

TOUT UN MONDE DE VACCINS
Au nombre des plus grands fabricants de vaccins au monde, GlaxoSmithKline assure l’approvisionnement de plus du quart du marché mondial de l’immunisation.
Chaque jour, environ 3 millions de doses de vaccins GlaxoSmithKline sont distribuées dans 165 pays…
D’ici 2008, le potentiel de fabrication du vaccin antigrippal de GlaxoSmithKline atteindra 150 millions de doses par année, ce qui accroîtra la capacité mondiale de la société à faire face aux menaces saisonnières et pandémiques.
PLANIFICATION CONTRE LA PANDÉMIE
La vaccination constitue l’intervention la plus importante pour prévenir la grippe. Avec les antivirus, la vaccination joue un rôle essentiel dans les plans de lutte contre la pandémie. Même s’il n’existe pas encore de vaccin efficace contre le virus à l’origine d’une nouvelle pandémie, GSK poursuit ses recherches afin de pouvoir réagir à une telle menace.
GlaxoSmithKline a conclu avec le gouvernement du Canada un contrat pour la conception et la production d’un prototype de vaccin contre la pandémie de grippe. Dans le cadre de cette entente, la société fournira les infrastructures et les ressources nécessaires à la production de quantités suffisantes de vaccins pour immuniser les Canadiens en cas de pandémie de grippe.
Chef de file canadien de l’immunisation

GlaxoSmithKline est le plus gros fabricant de vaccins contre la grippe au pays…
…Les installations de Laval serviront également de centre de recherche et de développement pour l’Amérique du Nord. Des équipes y travailleront aux premiers stades des projets de recherche ainsi qu’à la mise en œuvre de plates-formes technologiques visant à appuyer le développement préclinique et clinique des vaccins.

Je pourrais continuer à écrire des pages et des pages mais je m’arrête.
Je voudrais mentionner que la grippe A (H1N1) vient de faire son passage par les pays de l’hémisphère Sud et le ministre de la Santé de l’Argentine a fait le bilan : 539 victimes mortelles tandis que la grippe saisonnière provoque 4 000 décès par année et ce, sans aucun vaccin appliqué à la population.
En Bolivie, 55 morts par le virus H1N1 contre un bon millier de la grippe «normale» chaque année et ce, encore une fois, sans vaccination massive.
Les gouvernements du Québec et du Canada continueront de mettre de la pression pour nous faire sentir le danger et nous culpabiliser, je crois que ce dans ces moments que nous devons agir en citoyens informés et résister au mot d’ordre si les informations disponibles ne viennent pas appuyer ces ordres.
Les consignes lancées par les autorités sont vides de sens critique et c’est toujours très triste de constater que même ceux qu’on croit un peu plus intelligents se plient sans vergogne. Entendre M. Khadir nous dire d’aller nous faire vacciner a été profondément désolant.
Faites ce que votre connaissance et votre conscience vous dicte mais ne le faites pas parce que «tout le monde dit de le faire».
Moi, je n’irais pas me faire vacciner, au cas où…

1 commentaire:

  1. GSK devrait avoir honte d'avoir commis une erreur si grave! (la date de modification)

    A.Tapia

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